Le pavillon Harrison McCain a été conçu comme phase finale de l'agrandissement de la galerie d'art Beaverbrook, pour redéfinir la présence de l'institution à Fredericton. Le mandat consistait à créer une entrée civique inclusive et accessible, tout en renforçant l'identité architecturale de la galerie et son rôle d'ancrage culturel dans la ville. La conception s'inspire de l'architecture patrimoniale distinctive de Fredericton – vérandas, porches et façades publiques – afin de créer un édifice public en symbiose avec son environnement, servant d'espace d'accueil civique.
Le concept d'aménagement propose un parcours intégrant rampes et escaliers qui s'élève graduellement depuis la rue Queen, facilitant l'accès en connectant la ville aux galeries surélevées. Située entre la rivière Saint-Jean/Wolastoq et la rue Queen, la façade concave reflète les courbes parallèles de la rivière et de la rue principale, tout en s'ouvrant sur la ville. Une colonnade joue le rôle de brise-soleil, estompant la frontière entre intérieur et extérieur tout en invitant le public à entrer.
Le Pavillon est un espace polyvalent et efficace, ouvert à tous gratuitement. Il présente des expositions artistiques temporaires, des événements communautaires, un service de réception-billetterie, un café, un coin salon avec cheminée et une boutique. Des baies vitrées sur toute la hauteur, de larges marches et des rampes d’accès sans obstacle assurent l'accessibilité et une orientation intuitive. L'espace résultant répond aux exigences du programme tout en jouant le rôle de « salon urbain ». Son lien étroit avec le site et la communauté en a fait un carrefour prisé des peuples autochtones, des résidents de longue date et des nouveaux arrivants.
La façade, construite en béton préfabriqué d'origine locale, allie sobriété et sensibilité à la lumière, aux ombres et au rythme. Les colonnes s'étendent légèrement vers l'extérieur, créant une dynamique cinétique qui évolue à l'approche, révélant et occultant simultanément les perspectives. Situé dans une plaine inondable, le plancher du pavillon est surélevé de 1,3 mètre à des fins de résistance. La collaboration locale a permis d'optimiser les pratiques de construction, réduisant au minimum l'utilisation de matériaux, la main-d'œuvre locale et le transport.
Le Pavillon reflète l'évolution des valeurs sociales, positionnant la galerie comme institution culturelle et lieu civique. Il transcende les contraintes fonctionnelles en offrant des espaces de rassemblement, de narration et de repos en complément de l'art. Les stratégies durables incluent une modélisation thermique solaire ayant réduit les gains de chaleur de 43 %, des assemblages muraux haute performance, et un rôle de zone tampon thermique pour diminuer la consommation énergétique.

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